11.02.2009

The Smiths - There is a Light That Never Goes Out

Je viens de découvrir The Smiths après la lecture d'un article sur Morrissey dans Technikart.

Le chanteur du groupe est un sacré personnage, anti-conformiste, grande gueule et il pond des textes intelligents et/ou intenses. Quelqu'un qu'on ne peut qu'apprécier...

La musique du groupe, je n'irai pas jusqu'à dire qu'elle me transcende mais tout de même, ça me fait quelque chose, surtout lorsque je comprends les paroles.

Celle-ci est sublime.

02.02.2009

Tu seras un homme, mon fils.

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir,
Si tu peux être amant sans être fou d'amour ;
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles,
Sans mentir toi-même d'un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant lesRois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser, sans n'être qu'un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront ;
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,

TU SERAS UN HOMME, MON FILS.

Kipling

J'y suis presque...

Devil's Broom (Joseph Arthur)

Mon coup de coeur du moment, mon amour de toujours dans les moments difficiles.

Le devil's broom qui ravive de douloureuses braises et soulève de vieilles angoisses existentielles. Le tragique d'une errance éperdue (pléonasme ?) qui, oubliée quelques temps, s'impose à nouveau comme la lame glacée d'un couteau plantée dans les chairs.

Pas l'idéal, pour ouvrir ce blog, non ?